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The most common relationship we are likely to have with the work of The Wa is with hindsight or through hearsay. Its critical, subversive provocations resist a lengthy duration in the public arena that would afford one the opportunity to experience it first hand. The lifespan of the artworks vary in public exposure, installation and removal. Therefore, it is the temporality of his work that is crucial to its reading.

The sub-divisions in the work are not expressly representative of different lanes in The Wa’s work. Rather use these titles to allude to a post-production thematic that has evolved. Far from dictatorial, these passions entice his creative curiosity into hidden, often forbidden areas of ‘pubic’ life. Relatable, multi-lingual and often comic in execution, the work of the Wa encourages an empathetic scepticism for modes of societal control and comment. The relationship between the artist and the urban space are pertinently and inextricably linked. Some works have their own strong and clear voice; others require a little contextualisation to allow for layers of meaning to peal off and for you as viewer to enter the work.

The fluency with which The Wa adopts the visual and political landscapes of the locations of his installations is a curious and inevitable result of his creative experiences and collaborations with an extraordinary array of artists. 

The originals of these works are almost all removed from their initial site, and the attempt to evoke the relational elements of their installation only serves to highlight the inadequacy of the written word. To experience The Wa’s work first hand is an endeavour of the brave, the quick and the curious.

Alexandra Ross

La pratique artistique, aujourd’hui, n’est quasiment plus saisissable dans son ensemble, dans une unité stable et figée. L’activité artistique n’existe actuellement qu’à travers son propre mouvement. Ce vaste champ d’exploration permet la mise en place d’un réseau visuel assez large et facilite les rebondissements plastiques. Seule la vitrine de l’art semble s’être figé dans sa forme. Ce n’est pas le moment de refaire l’histoire ni d’en analyser les contenus mais il est important de rappeler que l’art fonctionne sur des territoires différents et des volontés diverses. L’artiste aujourd’hui doit être en mesure de définir sa position et d’en comprendre sa stratégie. Comprendre notre position, c’est pouvoir établir des différences entre le réel et le virtuel, comprendre les rouages entre éthique et politique, et donc de sculpter des nouvelles zones de raisonnements.

On pourrait alors comprendre le travail de The Wa dans sa volonté à créer des nouvelles zones de raisonnement temporaire, pour paraphraser les zones d’autonomies temporaires dont parle Hakim Bey. Il agit sur le réel et le comprend comme décor du monde et comme décor de « son monde ». Il se plaît à rabaisser les mythes, troubler l’ordre collectif, truquer les valeurs conventionnelles, simuler le réel, déconnecter la logique, défier l’institution, bref il joue à rendre minuscule les majuscules. Juste un simple et malin plaisir à jouer des possibilités extrêmes de l’art. The Wa se définit et se comprend parfaitement comme acteur du mouvement permanent de l'espace urbain. Il se camoufle en son sein et circule au travers. Son travail n'est visible que dans une certaine concentration de ce mouvement. En effet, comprenons alors l'espace urbain comme une organisation spatiale hyperréalisée, une simulation concrète du réel en son signe. L'hyperréalisme ne représente pas le réel, il le simule. Le réel vidé de son contenu, n'existe que par sa valeur signe. Ainsi, ce réel-là fonctionnera dans une logique de surface codée. The Wa a compris ce jeu d'interfaces cellulaires et joue avec. Il partagera dans son travail, les stigmates d'une forme de disparition symbolique. Issu du graffiti et de cette ferveur à marquer l'insurrection par les signes, The Wa trouble, truque, détourne, court-circuite, l'ordre naturel et paradigmatique des choses.

En effet, une grande partie de son travail s'illustre par l'intervention urbaine : il désorientera par exemple, l'organisation minutieuse des plans de métros, ou il réalisera un bas relief à l'effigie du pouvoir dominant qu'il incrustera dans le paysage urbain, ou il fabriquera un paquet de lessive à son nom, dans des dimensions surhumaines qu'il implantera dans un jardin public, ou enfin, quand un panneau publicitaire lui ouvre réellement les bras au slogan protecteur, il les menotte... The Wa dénoue les stratégies de l'artifice (production) au profit de l'authenticité (réflexion). Son travail s'imprègne alors d'un regard cynique, d'une pensée parodique, et d'un humour caustique porté sur l'organisation provocante d'un monde déréalisé.

Emmanuel Berque

The Wa ist ein Straßenguerillero, der mit den Mitteln der Kunst für mehr soziale Gerechtigkeit, für das Ideal eines herrschaftsfreien Raumes und gegen die kulturelle Hegemonisierung kämpft. Er studierte in Frankreich Bildene Kunst, zog dann nach Berlin, und traf hier Gleichgesinnte wie Brad Downey, Akim, Jesus, FA und xxx, mit denen er gemeinsam viele Projekte realisierte. Seine illegalen Interventionen und Skulpturen sind Stolpersteine im öffentlichen Raum: Ob Lebensläufe von Arbeitssuchenden als Citylight-Poster in Marseille, ein Marmor-Ebenbild von Nicolas Sarkozy an einer Pariser Brücke oder ein überdimensionales Ventil in Shanghai, dass die Welt plötzlich als Luftballon erscheinen lässt - die kontextsensitiven Arbeiten von The Wa unterwandern das System und sind eine spielerische Revolutionierung des Alltags. "Manche Menschen nennen meine Arbeiten "urban hacking" oder "artivism" - vielleicht ist es auch nur eine bunte Möglichkeit, um Menschen zum Nachdenken zu bringen", hat The Wa einst in einem Interview gesagt. "Ich bin mir nicht sicher, aber ich habe immer wieder diesen einen Satz von Pierre Bourdieu in meinem Kopf: "Democracy is the balance between people who have power and those who fight against them." Die Grenzen zwischen politisch-revolutionärer und künstlerisch-avantgardistischer Subversion sind bei The Wa fließend - und unverkennbar knüpft er auch an die europäischen Avantgardebewegungen wie Situationisten, Dada und Fluxus an. Aber sein größter Traum bleibt - Marcel Duchamps hätte seine helle Freude daran - irgendwann einmal möchte The Wa einen "nützlichen Brunnen" bauen.

Alain Bieber

驻法特约记者 王戈 | 文

如果你是一个城市的管理者或者规则制定者,那么你对他一定深恶痛绝。他是个生活在城市缝隙中的隐形人,常年游荡在柏林、巴黎、马赛、布鲁塞尔、斯得哥尔摩、香港、上海、平壤……尽管这些城市中的各种活动体现着这样那样不同的规则和意识形态,而他到了这些城市的目的只有一个,那就是对着干。你想知道他是谁?他叫什么?不好意思,我只能告诉你他是个叫做 THE WA 的法国人,THE WA 是他作为艺术家的名字和身份。

THE WA 曾经把柏林市民贴在自家信箱上的“勿投广告”的小标签放大贴在巨型广告牌上; 在公共洗衣店里张贴T H E WA牌洗衣粉广告,而且您看好了,可别跟“汰渍”牌混了,因为广告除了字体,其余的都一模一样;在斯得哥尔摩国家森林公园安放一个巨型气球充气嘴,而在香港工业区安放一个巨型图钉:地球被 THE WA 变成了一端被充氧,另一端却险些被污染戳破的大气球……T H E WA就是这样一路走一路搞着破坏,以艺术或者公民的名义。他的作品只在被安放的那一刻,那里的场所地点产生意义,而且又很快被移除。THE WA 在介绍自己作品的时候总是不忘补充“展览”持续实践,这件作品持续 10 分钟,另外一件半个小时……

今年 4 月,THE WA 回到法国马赛,在这里 THE WA 又搞了什么“破坏”?

1995 年 1 月 21 日,法国颁布一台新法令,意在预防对城市规划和城市建设的恶意损坏。 这项法令通常被叫做《情况预防》(Prevention Situ-ationnelle ),条文是这样说的:“1995 年 1 月 21 日出台的法律奠定了在城市规划和建设中故意损害行为的基础。其中第 11 条的任务是研究公众安全,作为发展公用事业和施工方案项目和执行情况的初步研究的一部分,而根据它们的重要性,区域适应化及特征可作为对人的保护以及对财产的威胁和攻击的启示。”简明扼要地说,就是在马赛的公共场合,为了消除公共安全隐患,政府安放了越来越多的金属隔离带和铁栏杆。所有以前人们可以登上的台阶或者流浪汉们歇脚的庇护场所都因为这些竖起来尖头朝上的铁家伙而无处下脚。

在一个月黑风高的夜晚,THE WA 和他的几个伙计出动了,他们快速卸下一些笨重的铁护栏,并消失在夜色中。几天以后,一个并不怎么好看但是可坐可卧的舒适躺椅出现在马赛市中心,而且人们发现,这长椅一条一条的金属栏看上去怎么那么熟悉……这条躺椅的名字叫做“情况放松”( relaxation situationnelle ),T H E WA不忘在名字上针对《情况预防》法令黑色幽默了一把。

我们的身体在公共空间中的位置在哪里_THE WA通过这件作品向我们的身体与公共空间和时代的关系的集体意识发问:当我们不再可能在公园的一角舒适的发呆做白日梦,停下来抽根香烟或者跟爱人拥抱的时候,当身体在公共空间的出场被认为是妨碍了公共安全的时候。对“不安全”名义的研究引发了对其它不安全因素的反思,即是,个体的身体在城市游走中的无依和不轻松感。也许,在这样的城市中,只有回到了家里这个私人场所我们才会感受到身体的自由和放松,但是无家可归者这些真正的“不安全隐患”呢?那就把“情况放松”躺椅借给你们吧。

在马赛之后 THE WA 又消失了,不用问他肯定是“在路上”,于是我又开始期待了起来,期待突然有一天邮箱里蹦出THE WA 在世界哪个角落发来的邮件,里面肯定有一张他在当地“搞破坏”的照片,而且我也相信,他的态度在这一站一站的行程中变得越来越准确和坚定。

Wang ge

Webpage: Matthias Hübner
Texts: Alexandra Ross